Des Huiles Essentielles ayant un potentiel anti-carcinogène ? Des recherches scientifiques poussées mettent en avant les propriétés de certaines Huiles Essentielles

La recherche scientifique sur les huiles essentielles a de beaux jours devant elle !

Abdesselam Zhiri et Dominique Baudoux ont participé au 12ème Symposium international de Grasse "Aromathérapie et Plantes Médicinales". Ils y ont présenté les résultats de plusieurs travaux sur l’évaluation de l’activité anti-mutagène et anti-génotoxique des Huiles Essentielles.

Par cette conférence et à travers la présentation de résultats encourageants, l'opportunité qu'offriraient les huiles essentielles dans le domaine des anticancéreux et dans la prévention du cancer a été soulignée. Une piste de réflexion intéressante qui a été mise en avant par l'équipe sponsorisée par Pranarôm...

Pour les mordus de recherche scientifique parmi vous, découvrez le résumé de cette conférence dans cet article.

"Les esprits les plus scientifiques parmi vous peuvent découvrir ci après le résumé de cette conférence : les génotoxines induisent des altérations génomiques, activent les processus de vieillissement et initialisent la carcinogenèse. La corrélation positive établie entre les génotoxines et la phase d’initiation des tumeurs malignes a suscité l’intérêt des chercheurs dans le domaine d’oncologie. Dès lors, le centre d’intérêt de la toxicologie génétique n’est plus seulement l’évaluation des risques génétiques mais aussi, et surtout, les prévisions des risques de la carcinogenèse et particulièrement la recherche des produits ou dérivés anti-mutagènes / anti-génotoxiques à effets anti-carcinogènes.

L’anti-mutagenèse est un phénomène de diminution, sous l’influence de facteurs exogènes, du taux de mutations spontanées et de fréquences de mutations induites. Les produits ou substances anti-mutagènes sont en effet des substances capables de prévenir et/ou de réparer les lésions de l’ADN ; ces substances sont souvent des anticarcinogènes. La recherche sur l’anti-mutagénicité des Huiles Essentielles et de leurs molécules est d’une grande importance dans la recherche de médicaments anticancéreux et/ou dans la prévention du cancer. L’objectif du travail de l'équipe scientifique.

1 réside dans l’évaluation de l’activité anti-génotoxique et anti-mutagènes de plusieurs huiles essentielles et de leur action sur la mutagenèse induite par des mutagènes chimiques et nucléaires (Uréthane, Méthyle Methane Sulfonate ‘MMS’, les rayons ultraviolets C ‘UVC’), le 8-méthoxypsoralène ‘8-MOP’ activé UVA). Nos études, par l’application de test SMART2 et test Ames3, montrent clairement que les Huiles Essentielles étudiées (Helichrysum italicum, Ledum groenlandicum, Ravensara aromatica, Cinnamomum camphora Ct. 1,8-cinéole, Origanum compactum, Artemisia herba alba, Coriandrum sativum, Cinnamomum Loureirii, Artemisia dracunculus, Laurus nobilis, Ocimum basilicum, Rosmarinus officinallis, Satureja montana…) ne comportent pas de risques génotoxiques étant donné l’absence de mutagénicité4, 5, 6, 7 aux doses testées. Au contraire, certaines d’entres-elles présentent une capacité anti-génotoxique très marquée; elles réduisent significativement le taux de mutations induites par les mutagènes. L'interaction entre le cytochrome P-450, enzymes fondamentales de la biotransformation des xénobiotiques, d'une part et certains constituants de ces huiles d'autre part ainsi que leur effet antioxydant, offrent une explication valable de cette activité anti-génotoxique de ces huiles.

Nous avons montré que chez Salmonella typhimurium aucune huile n’induit significativement de mutations par réversion de l’histidine quelle que soit la souche, avec ou sans activation métabolique. De la même façon, chez la levure Saccharomyces cerevisiae, aucune huile n’induit significativement de mutations ponctuelles par réversion de l’isoleucine-valine, ni de recombinaison intragénique, ni de recombinaison intergénique5, 6. Par contre, certaines Huiles Essentielles s’avèrent cytotoxiques autant sur S. typhimurium que sur S. cerevisiae 5. De plus, nous avons montré que certaines huiles induisent une apoptose dans les cellules de levure suite à l’endommagement de l’ADN par les radicaux. Nous avons fait l’hypothèse que des agents possédant de telles caractéristiques, à savoir absence de mutagénicité, cytotoxicité cellulaire due principalement à des effets radicalaires causés par un endommagement des mitochondries et de l’ADN mitochondrial et enfin une induction d’apoptose et de nécrose non négligeable, sont susceptibles d’exercer une activité anti-mutagène.

En effet, les Huiles Essentielles, Or Artemisia herba alba et Cinnamomum camphora Ct. 1,8-cinéole, ont montré une activité anti-mutagène très nette par deux mécanismes différents selon l’agent mutagène utilisé; ces deux mécanismes dépendent principalement de l’agent mutagène c’est-à-dire du type de lésions induit dans l’ADN, plutôt que de l’Huile Essentielle 5, 6.

1Cet exposé est le fruit de plusieurs de projets de recherche menés par Pranarom International en collaboration avec des universités belge, espagnole, française et marocaine. C’est une synthèse de trois thèses de doctorat et de plusieurs publications. 2Test SMART = Somatic Mutation and Recombination Test. Test de Mutations et de Recombinaisons Somatiques des yeux et des ailes de Drosophila melanogaster. 3Test Ames = Test, inventé par Bruce Ames, permettant de déterminer le potentiel mutagène des produits. 4M. Idaomar, R. El Hamss, F. Bakkali, N. Mezzoug, A. Zhiri, D. Baudoux, A. Munoz-Serrano, V. Liemans, A. Alonso-Moraga, Genotoxicity and antigenotoxicity of some essential oils evaluated by wing spot test of Drosophila melanogaster, Mutat. Res. 513 (2002) 61–68. 5F. Bakkali, S.Averbeck, D.Averbeck, A. Zhiri, M. Idaomar, Cytotoxicity and gene induction by some essential oils in the yeast Saccharomyces cerevisiae, Mutat. Res. 585 (2005) 1–13. 6F. Bakkali, S. Averbeck, D. Averbeck, A. Zhiri, D. Baudoux, M. Idaomar, Antigenotoxic effects of three essential oils in diploid yeast (Saccharomyces cerevisiae) after treatments with UVC radiation, 8-MOP plus UVA and MMS, Mutat. Res. 606 (2006) 27-38. 7N. Mezzoug, A. Elhadri, A. Dallouh, S. Amkiss, N.S. Skali, J. Abrini, Zhiri, D. Baudoux, B. Diallo, M. El Jaziri, M. Idaomar. Investigation of the mutagenic and antimutagenic effects of Origanum compactum essential oil and some of its constituents. Mutation Research 629 (2007) 100–110

Retrouvez aussi les liens vers les études relatives à ce sujet qui ont été publiées au cours des dernières années avec le soutien des équipes de Pranarôm :

  • http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17383930
  • Antigenotoxic effects of three essential oils in diploid yeast (Saccharomyces cerevisiae) after treatments with UVC radiation, 8-MOP plus UVA and MMS.
  • Cytotoxicity and gene induction by some essential oils in the yeast Saccharomyces cerevisiae.
  • Genotoxicity and antigenotoxicity of some essential oils evaluated by wing spot test of Drosophila melanogaster.

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Pédiatrie aromatique : Protéger les petits à l'arrivée de l'hiver

Avec l'arrivée de l'hiver, nous sommes de plus en plus nombreux à nous poser des questions sur l'utilisation des Huiles Essentielles sur les enfants afin de renforcer leurs défenses naturelles. Pour rappel, l'utilisation des Huiles Essentielles sur les enfants et les nourrissons doit être très précautionneuse. Cependant, il est possible en respectant quelques principes de faire bénéficier nos petits êtres chers de ces trésors aromatiques. Voyons cela d'un peu plus près avec l'ouvrage de Dominique Baudoux, pharmacien aromatologue, consacré à la Pédiatrie. L'ouvrage de Dominique Baudoux, "Cahier Pratique d'Aromathérapie selon l'école Française - vol. 1 Pédiatrie" nous donne une multitude de formules aromatiques adaptées à l'enfant et au nourrisson. On y découvre tout d'abord que les enfants (environ 20 kilos de poids) doivent se limiter dans les doses d'Huiles Essentielles utilisées selon les modes d'application. On rappelle d'ailleurs souvent qu'il faut diviser les doses adultes au moins par 4 pour un enfant entre 3 et 6 ans. Dans ce livre, on apprend aussi qu'un enfant peut très bien recevoir un soin dans lequel on retrouve des Huiles Essentielles qui contiennent des cétones (sauge officinale, eucalyptus mentholé,...) mais dans des doses très limitées : 25 mg/prise/demi journée pour la voie orale, 100 mg/prise/demi-jour en voie cutanée. D'une façon générale pourtant, on évite bien souvent les Huiles Essentielles "potentiellement toxiques" dans les soins habituels et on leur trouve des alternatives plus douces, ce qui permet un dosage parfois plus conséquent et une bonne efficacité sans risque. Ainsi par exemple une recette très intéressante pour la bronchite chronique, si courante chez les enfants ces jours-ci : Huile Essentielle HECT de Myrte à cinéole (myrtus communis) : 1ml ; HECT de Ravintsara (cinaomum camphora) 4ml ; HECT de Monarde (monarda fistulosa) 2ml ; HECT d'Eucalyptus radié (radiata) 2ml - HECT d'Inule (inula graveolens) 1ml ; Huile Végétale de noisette 5 ml. Soit une huile de massage très fortement dosée en Huiles Essentielles, mais à masser très localement sur les enfants à raison de 4 gouttes sur le dos et le thorax (2 fois 2) matin et soir pendant 10 jours. En prévention, on comprend qu'on puisse masser une à deux gouttes de ce mélange sur le plexus solaire matin et soir pendant l'approche hivernale. Dominique Baudoux étant père de 4 enfants et pharmacien, il a lui-même pu tester ses recettes sur ses propres enfants. Un livre à conseiller donc aux parents en recherche de solutions naturelles. Autre recette adaptée aux tous petits, et même aux nourrissons qui habituellement ne peuvent pas utiliser les Huiles Essentielles : le baume pectoral pranaBB Bio. Ce baume s'utilise dès 3 mois et contient de Huiles essentielles de Camomille noble, Sapin baumier, Epinette noire, Marjolaine à coquilles, Inule odorante, et il facilite la respiration de bébé tout en soulageant les petits désagréments hivernaux. Il est certifié BIO et donc très naturel. 

La Chlorella : un complément alimentaire digne de ce nom !

Pranarôm est un Laboratoire spécialisé en Huiles Essentielles, mais adhère aussi aux valeurs globales de la santé naturelle. Pranarôm ne néglige donc pas l'apport des micro-algues. En effet, notre laboratoire propose depuis toujours des comprimés de Chlorella et de Spiruline d'une qualité irréprochable. Mais qu'est-ce que la Chlorella ? La Chlorella est une algue verte qui pousse dans l’eau douce. Son nom vient du Grec, "chloros" signifiant vert et "ella" signifiant petit. Sa composition est très riche en nutriments essentiels : 1 comprimé contient 69% de protéines ! Voici quelques points intéressants de l’analyse nutritionnelle (en AJR pour 3 comprimés) : Vit 12 : 195% Vit D : 56% ! Vit A : 34% Vit K1 : 23,7% Vit M (acide folique) : 24,8% Fer 13% !!! Vit B2 : 7,5% (Vit B1, B 3, B5, B6, C, E, calcium, cuivre, phosphore, chrome, cuivre, potassium, zinc, chlorophylle : moins de 3 %) Iode : 0 % Quel est l'intérêt de la Chlorella ?  Cette micro algue est à haute valeur nutritionnelle est recommandée à un nombre impressionnant de personnes. Elle est très bien tolérée et même recommandée aux femmes enceintes et enfants! Elle a une propriété principale que je trouve particulièrement intéressante: elle chélate les métaux lourds. Plutôt d'actualité dans nos vies polluées et en ces temps de crises ! La chlorella permet d'aider l'organisme à déstocker les métaux lourds qu'il accumule notamment par l'alimentation (ex: mercure dans le poisson...). Qu'en est-il de ses propriétés ? Tout d'abord, avis aux sportifs et aux étudiants qui mangent peu équilibré : c'est une très bonne source de protéines, de vitamines et minéraux !  Apport en nutriments : la chlorella contient 19 acides aminés, toutes les vitamines principales, tous les minéraux classiques et suffisamment de bétacarotène et de xanthophylles pour en faire un antioxydant puissant. C’est le végétal le plus riche en chlorophylle (quatre fois plus que la Spiruline, les épinards et les orties). Bon à savoir si on est végétarien, elle contient 60% de protéine végétale, une bonne dose de vitamine B12, ce que recherche les végétariens, et une forte concentration en acide alpha linolénique, un acide gras oméga-3 courte chaîne. Apport en vitamines et minéraux : Dans une dose de 3 grammes il y a autant de vitamine C que dans une orange, l’apport journalier recommandé de lutéine, un pigment qui protège les yeux contre la formation des cataractes, un bon apport en fer, très biodisponible grâce à la présence naturelle de la vitamine C et de la chlorophylle, qui aident à son assimilation. Enfin, beaucoup de phosphore, un minéral essentiel pour la fixation du calcium. Bienfaits sur le système sanguin et le cholestérol : la Chlorella a tendance à faire baisser la tension et le mauvais cholestérol. Dans une étude américaine publiée en 2002, des médecins ont donné de la chlorella aux patients ayant une faible hypertension. Sans médicaments, 25 % des participants ont maintenu une tension correcte pendant l'étude sans médicaments. (Nutritional supplementation with Chlorella pyrénoidosa for mild to moderate hypertension, Merchant, RE, André, CA,Sica, DA. J. Med Food. 2002 Fall;5(3):141-52). Bien sûr, cela ne veut surtout pas dire qu'il faille cesser son traitement sans en parler à un médecin. Bienfaits sur le système immunitaire : En 1966, au sein d’une étude faite sur 1000 marins, la consommation de 2 grammes de chlorella par jour a fait chuter les grippes et les rhumes de 37%. (Effect of Chlorella on rate of catching cold of the 1966 training crew fleet. Japan Medical Science Meeting, Japan 1966). Dans une étude bulgare sur la broncho-pneumonie bovine, 72% des animaux qui avaient mangé de la chlorella ont échappé à la maladie, alors que seulement 56 et 60 % respectivement furent protégés par deux vaccins vétérinaires (Use of non-specific agents …in bronchopneumonia prevention, Terziev, Planski. Vet Med Nauki 1983;20(1):36. Des chercheurs Japonais revendiquent que cette algue pourrait réduire le pourcentage de graisse corporelle, le taux de sucre dans le sang et aider les personnes atteints de diabète de type 2, d’obésité, de cancer, ou de pathologies cardiaques. Certains vont jusqu’à dire qu’une suppémentation en chlorella pourrait booster l’énergie et améliorer l’humeur. Randall Merchant, professeur de Neurochirurgie et d'anatomie à Virginia Commonwealth University, aux USA, fait de la recherche sur les tumeurs au cerveau, les séquelles traumatiques au cerveau, et les infarctus. Il est sorti de ses études cliniques, entre autre, que la supplémentation en chlorella a montré une baisse significative du taux de cholestérol dans le sang. On avance que cela pourrait diminuer significativement la tension artérielle chez les patients hypertendus dans 50 % des cas. En 2008 ce même professeur Merchant a étudié les effets de la chlorella sur des patients atteints de syndrome métabolique, une collection de symptômes qui conduit les cellules du corps à devenir moins sensible a l’insuline, et donc un précurseur du diabète. La conclusion était qu’une supplémentaton en chlorella pourrait être bénéfique pour prévenir la désensibilisation cellulaire à l’insuline. Soit, très vulgairement, on pourrait imaginer qu’elle puisse ralentir ou prévenir l’apparition d’un diabète de type 2. Enfin, la publication: "Antioxidant and anti-cataract effects of Chlorella on rats with streptozotocin-induced diabetes. J Nutr Sci Vitaminol (Tokyo) 2003" a pour conclusion que la chlorella a une activité anti-oxydante et pourrait être bénéfique pour la prévention des complications chez les diabétiques tel que l’apparition d’une cataracte. Dans cette publication ils ont également démontré que chez les souris la supplémentation en chlorella réduit le taux d’hémoglobine glyquée et de chlolestérol sanguin.  La Chlorella est donc un aliment qui fait réfléchir et qui est prometteur ! Sachons en parler avec nos professionnels de la santé et surtout l'utiliser avec mesure pour une vie plus équilibrée.